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SAINT-PIERROISE - Le champion 2008 est au plus mal, avec désormais seulement deux petits points d’avance sur le premier non relégable. La survie de ce monument péi est en jeu.
près les blessures, les querelles intestines, les départs d’entraîneurs et de joueurs, la Saint-Pierroise traverse une nouvelle crise, la énième de la saison et pas la moins importante. Car cette fois, c’est la survie du club qui est en jeu. Après les trois premières défaites consécutives sur le score de 1-0 on pouvait plaider la malchance, la maladresse, les départs de Boesso et Banuta (qui n’est toujours pas rentré), ou encore la semaine dernière la qualité de l’adversaire saint-leusien et les nombreuses absences pour cause de blessure ou de suspension. Mais le nouveau revers de samedi soir, le quatrième consécutif en championnat sur le score de 1-0 (il faut en ajouter un de plus avec l’élimination sur le même score en Coupe de France devant la Rivière Sport) et le cinquième en sept matches de D1P, est inexcusable. Car au-delà de la défaite sur la pelouse d’un FC Avirons en pleine forme depuis la reprise et qui a confirmé samedi son succès du week-end précédent sur la pelouse de la Saint-Louisienne, ce qui a dérangé dans cette sixième défaite de la saison c’est la manière. Car les cadres, cette fois, étaient présents, tout comme la nouvelle recrue brésilienne Rudison Ferreira. Cela n’a rien changé au résultat et à la terrible spirale dans laquelle sont plongés les Saint-Pierrois depuis leur dernier succès au Tampon le 29 mai dernier (!) qui a pendant longtemps servi de cache-misère car auparavant la JSSP n’avait déjà pas gagné depuis le 1er mai et un succès 3-1 devant la Capricorne. “S’il le faut je me virerai” “C’est une nouvelle crise, ça faisait longtemps, lâche un Patrick Candassamy fataliste et dépité. Nous allons nous réunir cette semaine, mercredi avec les dirigeants et jeudi avec les joueurs, pour voir ce qui ne va pas. Je sais, et c’est ce que j’ai dit aux joueurs à l’entraînement, quand ça va mal comme ça, c’est le président qui est responsable. De toute façon j’ai déjà écarté un entraîneur, je ne vais pas recommencer. Donc s’il le faut je me virerai même si je resterai au club comme dirigeant car je sais qu’il y a encore beaucoup à faire.” Le président du club est prêt à se sanctionner lui-même mais il sait aussi, comme il le dit, que “ce n’est pas moi qui suis sur le terrain. Il y a un état d’esprit sur le terrain à changer car on a pu encore le voir samedi soir, nous sommes trop gentils. On ne fait pas mal et du coup on se fait marcher dessus. Aujourd’hui il faut qu’on se réveille, qu’on aille au combat et qu’on mouille le maillot. Il faut que tout le monde se remette en question car la situation est grave. C’est la Saint-Pierroise et il est inadmissible que nous soyons 9e à ce stade de la saison. Il faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt et réagir absolument, pour la survie du club et tous ceux qui aiment et aident la Saint-Pierroise, que ce soit le maire, les sponsors et surtout les supporters.” A l’heure du constat, Patrick Candassamy le concède, la victoire au Tampon au milieu du marasme de huit matches sans victoire, a fait plus de mal que de bien : “Après ce succès, je l’avoue, j’ai un peu laissé la tâche à Patrick (Bonhomme), je me suis moins impliqué. J’ai compris maintenant qu’il fallait être plus présent et un peu plus ferme.” 3e lors de l’éviction de Nouaillant On peut aussi se demander aujourd’hui où serait la Saint-Pierroise si Jean-Christophe Nouaillant était encore à la tête de l’équipe. Car force est de constater que depuis son éviction, la Saint-Pierroise n’a gagné que ce match face au Tampon (le premier sans lui), avant de ne plus inscrire le moindre but. Le président, lui, assume son choix : “Je ne le regrette pas car quand je prends une décision je l’assume, même s’il est vrai que son départ n’a pas changé grand-chose. Nous étions 3e quand on a réclamé la tête de Jean-Christophe... malheureusement quand on prend une décision on ne sait jamais ce qui va se passer après.” Aujourd’hui, il est impossible de faire machine arrière. De toute façon, le patron de la boutique l’assure, “nous sommes sur la bonne voie. Je souhaite qu’il y ait plus de jeunes et plus de Saint-Pierrois en équipe première et je ne vais pas changer mon fusil d’épaule. Aujourd’hui, sur 26 joueurs il y en a 20 nés à Saint-Pierre et sept d’entre eux ont 17 ans. Et malgré tout ce que nous traversons, nous avons réussi à trouver une stabilité.” Malgré la crise que traverse le club et le spectre de la Super D2 qui se rapproche à grands pas, Saint-Pierre n’est pas comme la saison dernière à la même époque en ébullition et prête à faire la révolution. Les Saint-Pierrois seraient-ils devenus raisonnables ou simplement résignés ? Pab Le 29 mai, la Saint-Pierroise remportait un succès de prestige sur la pelouse du Tampon. Depuis, elle n’a pas inscrit le moindre but en championnat et a dégringolé de la 3e à la 9e place, à seulement deux points de la zone rouge (Photo JCF). Le 29 mai, la Saint-Pierroise remportait un succès de prestige sur la pelouse du Tampon. Depuis, elle n’a pas inscrit le moindre but en championnat et a dégringolé de la 3e à la 9e place, à seulement deux points de la zone rouge (Photo JCF).V
Flèche rouge pour une zone rouge qui approche à grands pas pour une équipe de la Saint-Pierroise au point mort depuis maintenant six matches dont cinq sans marquer le moindre but. Les résultats s’enchaînent d’ailleurs avec une régularité impressionnante pour les Cigognes qui viennent de perdre quatre fois consécutivement 1-0 (total porté à cinq sur les sept derniers matches et six sur les huit derniers en comptant la Coupe de France et une défaite devant la Rivière Sport). Aujourd’hui la JSSP est en grand danger, elle qui ne compte plus que deux longueurs d’avance sur le premier relégable. Il devient urgent de retrouver une dynamique car les équipes de derrière s’accrochent et prennent des points. Toutes sauf la Gauloise qui se retrouve dans une zone aussi rouge que son maillot. La lanterne rouge s’est inclinée 2-0 vendredi devant la Saint-Pauloise. Résultat logique mais c’est malheureusement la 4e défaite en cinq matches de championnat (dont trois par le score de 2-0). Les Panonnais comptent aujourd’hui douze points de retard sur le premier non relégable. Un gouffre pour une équipe qui ne compte qu’une seule petite victoire depuis le début de la saison. La prochaine (16e) journée Samedi à 20h Jeanne d’Arc - Saint-Denis FC stade Lambrakis Dimanche à 16h AS Marsouins - FC Avirons stade de Saint-Leu US Ste-Marienne - Saint-Pauloise FC stade Duparc JS Saint-Pierroise - AJ Petite Ile stade M. Volnay Dimanche à 16h30 USS Tamponnaise - SS Gauloise stade K. Picard AS Saint-Louisienne - SS Capricorne stade T. Hoarau AS Excelsior - SS Rivière-Sports stade R. Babet
Saint-Pierre n’est pas seul RELEGATION - Si la JSSP ne possède plus que deux points d’avance sur la zone rouge, elle peut tout de même positiver un peu. Car de la 6e place occupée par la Saint-Louisienne à la 11e place de premier relégable tenue par l’AJ Petite-Ile, six équipes se tiennent en quatre points. Autant dire que pour tout le monde tout est encore jouable, tant dans un sens que dans l’autre. Ce qui peut tout de même inquiéter les Cigognes c’est que ces dernières sont dans une spirale très négative alors que les équipes derrière elles prennent des points. Ainsi, ce week-end, les Avirons ont gagné (contre eux !) tandis que la Petite-Ile et la Capricorne ont fait match nul. Pour éviter de suivre le chemin de la Saint-Pauloise et de la Saint-Louisienne il est donc urgent de se réveiller car personne n’est à l’abri, surtout avec quatre descentes en fin de saison.
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FC AVIRONS - SAINT-PIERROISE - Par la force des choses, la JSSP a dû laisser les clés de l’équipe première à la très jeune génération. Au point que Yoann Ravenne passerait pour un vieux de la vieille.
Il n’a que 21 ans mais dans l’effectif saint-pierrois de ces dernières semaines, il fait figure d’ancien. Il faut dire que depuis le début de la saison dernière, le longiligne défenseur saint-pierrois s’est imposé comme un titulaire indiscutable dans l’arrière-garde des Cigognes, que ce soit dans l’axe ou sur le côté. Il fait partie des exemples que le président Patrick Candassamy souhaite voir se généraliser à la Saint-Pierroise. “Il faut qu’en équipe première il y ait de nombreux jeunes formés au club. Aujourd’hui il y en a 15 sur 22 et je trouve ça très bien. Moi je prends plaisir à voir les gamins se battre pour gagner leur place même si bien sûr j’espère qu’ils seront la saison prochaine encadrés par un ou deux joueurs de très haut niveau supplémentaires.” Ces derniers temps, malheureusement, du fait du départ de certains cadres (Boesso, Banuta) et des blessures ou suspensions de quelques autres (Drula, Gastrin, Patel, Fontaine,...), les jeunes ont été un peu livrés à eux-mêmes, notamment dimanche dernier contre les Marsouins. “C’est vrai que ça fait bizarre de voir autant de jeunes, avoue Yoann Ravenne, et surtout de me rendre compte que c’est moi maintenant qui donne des conseils. J’essaie de transmettre au mieux ceux que m’ont donné les cadres quand je suis arrivé en équipe première.” “La victoire à tout prix” Son rôle, ce Saint-Pierrois pur jus le joue avec tout son cœur. “Moi depuis que je joue au foot je suis à la JSSP. C’est mon club de cœur, j’y ai commencé quand j’avais six ans et c’est une grande fierté de porter aujourd’hui ces couleurs en D1P. Pour cela je tiens vraiment à remercier Christian Dafreville qui m’a mis le pied à l’étrier la saison dernière et m’a permis de faire une saison pleine.” Aujourd’hui, c’est sur lui entre autres que compte le club pour sortir du marasme dans lequel il est plongé. “On peut compter sur moi, je suis un gagneur et je ne supporte pas qu’on soit dans cette situation, surtout que je sais que cette équipe est bourrée de talent.” Contre les Avirons, Ravenne ne veut donc qu’une chose, “la victoire à tout prix ! Mais pour cela il faut qu’on arrive à se remettre en question et repartir de l’avant. C’est dur de se retrouver dans cette situation, maintenant il faut faire preuve d’orgueil pour relever la tête car on sait qu’à Saint-Pierre quand un climat morose s’installe ça peut durer. Mais je suis sûr que si on arrive enfin à marquer un but la machine va repartir” Pab
“Pas de problème Banuta” RETOUR - Patrick Candassamy a tenu à démentir la rumeur qui enfle à Saint-Pierre et dit qu’Alexandru Banuta, parti en métropole en vacances, ne reviendra pas à Saint-Pierre. “Il n’y a aucun problème Banuta, assure le président saint-pierrois. Il n’est juste pas encore rentré car en ce moment les billets sont très chers mais il veut revenir à Saint-Pierre. Tout le reste, ce ne sont que des rumeurs.” Deux jeunes de plus RETOURS - Deux jeunes saint-pierrois, partis tenter leur chance en métropole, sont de retour à Saint-Pierre. Damien Sugismeau, milieu récupérateur, et William Gros, milieu offensif, tous deux 18 ans et aspirants au Havre AC, viennent gonfler le contingent de la jeune garde saint-pierroise.
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SAINT-PIERROISE - Rudison Ferreira, milieu offensif brésilien de 27 ans, arrive ce matin à la Réunion pour s’engager avec la Saint-Pierroise, si la CDCG le permet bien sûr.
Si les Saint-Pierrois n’ont jamais fait mystère de leur besoin de recruter après les départs de Boesso, Saulnier, Basquaise, Dogbo, Banuta (même si ce dernier doit revenir), on ne savait pas sur qui ils allaient jeter leur dévolu. C’est désormais chose faite puisque Rudison Ferreira, 27 ans, arrive ce matin très tôt à Gillot. Rudinho, son petit nom brésilien, sera chargé de redonner des couleurs vives à une attaque saint-pierroise défaillante, même si ce n’est pas un buteur à proprement parler. « Je joue milieu offensif, sur un côté ou juste derrière l’attaquant. Je suis assez adroit devant le but même si je suis plus un passeur », avoue-t-il. La JSSP se met donc à l’heure brésilienne avec une recrue issue du monde pro. « J’ai joué trois ans en Serbie dans un club (l’OFK Belgrade) avec lequel j’ai disputé la Coupe de l’UEFA, relate-t-il. Après je suis venu en France et à Marseille où j’ai failli m’engager. Mais finalement ça ne s’est pas fait et je suis allé à Angers pour une saison avant d’en passer trois au Havre. J’ai enfin passé les deux dernières années en Belgique (à Zulte Waregem). » Après avoir évolué en Europe, pourquoi cette envie soudaine de rejoindre la Réunion ? « Pour plusieurs raisons, explique le joueur. Premièrement j’avais envie de changer d’air. Ensuite j’ai évolué au Havre plusieurs saisons et j’ai appris qu’il y avait un partenariat entre le HAC et la Saint-Pierroise, ce qui a facilité ma venue ici. Quand j’étais là-bas j’ai aussi joué avec Quentin Boesso qui m’a expliqué que la Saint-Pierroise est un bon club. Enfin j’ai un grand copain à la Réunion, mon compatriote Ederson (du CO Terre-Sainte). Il a joué avec moi en jeunes au Brésil, puis en Serbie et en France. Il m’a dit beaucoup de bien de cette île et j’ai donc eu envie de relever le défi ici. » Rudinho espère à la Saint-Pierroise réussir aussi bien que la première fois qu’il est venu à la Réunion. « Je suis venu en 2004 ici avec Marseille quand ils ont affronté la Dream-team réunionnaise, raconte-t-il. Nous avions perdu 3-1 mais j’avais marqué le but marseillais. » Espérons pour la JSSP qu’il en marquera plein d’autres Pab La CDCG autorisera-t-elle le recrutement ? TRANSFERT - Si en début de saison la Saint-Pierroise n’a pas eu le droit de recruter Blanchard Dogbo, Yannis Payet estime que « la donne a changé. Nous avons perdu beaucoup de joueurs donc nous avons naturellement fait des économies. Aujourd’hui nous avons donc besoin de nous renforcer, notamment dans le domaine offensif, mais nous veillons scrupuleusement à ce que les finances soient saines. Et c’est le cas dans la mesure où nous voulons recruter un ou deux joueurs mais que cela nous coûte beaucoup moins cher que les économies réalisées en en laissant partir d’autres. Nous attendons donc un positionnement favorable de la CDCG par rapport à nos demandes. »
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Défaite dimanche par la Saint-Louisienne, la JSSP a manqué une belle occasion de se rapprocher de la tête du championnat (Photo JCF)
JSSP - Défait dimanche par la Saint-Louisienne, le champion 2008 est dos au mur. S’il ne réagit pas, il peut tout perdre cette saison.
Il y a quelques semaines, la Saint-Pierroise voyait pourtant la vie en rose. Victorieuse 1-0 sur les terres du Tampon, une première depuis des lustres, la JSSP qui venait juste d’écarter Jean-Christophe Nouaillant du poste d’entraîneur de l’équipe première, pensait avoir trouvé la bonne formule. Un mois plus tard, le mal de tête est pourtant de retour. Après quinze jours de trêve internationale durant lesquels les Cigognes ont rêvé d’un destin fait de lauriers, le retour sur terre a été brutal : défaite 1-0 en 8e de finale de Coupe de France face à la Rivière Sport, pourtant lanterne rouge du championnat. Un coup dur sur le casque suivi d’un match nul et vierge très moyen devant l’AS Excelsior (0-0), et ce week-end un revers face à une Saint-Louisienne pourtant diminuée et en proie au doute (0-1). La Saint-Pierroise, qui avait l’occasion de revenir à deux points des trois leaders du championnat, se retrouve cette semaine à la 7e place, à cinq longueurs de la tête du championnat. Cet écart est évidemment loin d’être rédhibitoire pour la JSSP, surtout au regard de cette saison de D1P qui n’a jamais été aussi ouverte. Mais le président Patrick Candassamy en est bien conscient, “nous sommes à un carrefour et il faut prendre la bonne direction. Il nous reste deux gros matches avant une petite trêve, contre la Jeanne d’Arc qui est en grande forme depuis quelques semaines, et face à Trois-Bassins en Coupe de France. Je suis convaincu que si nous négocions bien ces deux rencontres nous pouvons très bien terminer l’année.” Une ou deux recrues espérées Mais “Canda” le sait aussi, son équipe ne peut grandir et avoir un peu plus d’ambition que si elle peut remplacer ses départs. Depuis le début de la saison, la Saint-Pierroise a en effet déjà dû laisser partir Blanchard Dogbo à la Sainte-Marienne (l’attaquant n’a jamais reçu l’aval de la CDCG pour être qualifié) et elle s’est séparée du second gardien Anthony Saulnier, de Giovanny Basquaise, avant vendredi dernier de perdre sa “star” et son buteur attitré, Quentin Boesso, parti relever un nouveau défi au Gazélec Ajaccio. Et pour couronner le tout, Alexandru Banuta est parti hier en vacances en métropole et il ne reviendra que le 15 juillet (lire ci-dessous). Ces deux dernières absences portent forcément un gros préjudice à une équipe de la Saint-Pierroise qui n’a inscrit qu’un seul (mais important puisque c’était contre la Tamponnaise) but lors de ses quatre dernières rencontres. “Oui, nous avons du mal à marquer et même à nous créer des occasions, confirme Patrick Candassamy. Quand on a des statistiques comme ça, on ne peut pas avoir de plus grandes ambitions. Et puis cette défaite contre la Saint-Louisienne nous a fait mal. On pourrait être mieux mais il ne faut pas se voiler la face, à Saint-Pierre nous ne sommes pas encore assez stables pour être plus compétitifs. Ce n’est pas un hasard si cela fait 21 ans que nous n’avons pas gagné la Coupe de France, je pense que nous n’avons pas un mental de gagneurs.” Aujourd’hui, la JSSP compte sur les jeunes, comme par exemple Alexandre Loricourt, 17 ans, amené à remplacer Quentin Boesso à la pointe de l’attaque. Pour les encadrer, le président saint-pierrois aimerait enrôler une ou deux recrues, histoire comme on dit d’avoir les moyens de ses ambitions Pab
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Cruelle désillusion
Après avoir perdu Boesso, la JSSP a perdu contre Saint-Louis... et pourrait perdre Banuta. (Photo : JCF)Après avoir perdu Boesso, la JSSP a perdu contre Saint-Louis... et pourrait perdre Banuta. (Photo : JCF) JS SAINT-PIERROISE-SAINT-LOUISIENNE : 0-1 - Nouveau faux-pas des Cigognes sur leur pelouse face à des Verts brillants. Sur les huit points possibles à la maison, la Saint-Pierroise n’en a pris que trois. Le titre s’éloigne même si le président Patrick Candassamy est persuadé que “tout reste ouvert dans un championnat où tout le monde peut battre tout le monde”. Comment expliquer ce nouveau revers alors que tout semblait être réuni pour réaliser un résultat positif ? Le vide laissé après le départ en semaine du meilleur buteur, Quentin Boesso, s’est fait cruellement sentir. Complètement en-dedans avant la pause, les joueurs ont eu droit aux remontrances du staff technique. La réaction a été immédiate puisque la seconde mi-temps est beaucoup plus animée avec des occasions de part et d’autre. Mais ce n’était pas suffisant. Trop d’imprécisions dans la dernière passe venaient gâcher les bonnes intentions entrevues d’autant qu’en face, il y a une Saint-Louisienne bien en place, rigoureuse et sérieuse. J-P.B ravi “On n’a pas joué du tout en première mi-temps. Je ne comprends pas. À mon avis, certains ne jouent pas le jeu”, peste Candassamy. “On revient bien en se créant de occasions qu’on ne concrétise pas. En plus, on prend un but en contre et dans l’axe. Toute l’attaque est à reconstruire après le départ de Boesso et celui pour un temps de Banuta. Nous allons composer avec nos jeunes et selon nos moyens”. À l’inverse des Tangos, les Saint-Pierrois se sont mis dans des sales draps. “Depuis quelques temps, on fait la mauvaise opération”, poursuit Canda qui, une nouvelle fois, va devoir taper du poing sur la table pour réveiller ses troupes. Dans tout ça, la Saint-Louisienne bien que privée de ses cadres, Patrice Rougemont, Willy Visnelda et Niçoise, a su tirer son épingle du jeu en frappant au bon moment avec ce but d’Hélias Jetter. Sans se poser de question en seconde mi-temps, le milieu de terrain saint-louisien reprenait victorieusement à ras de terre un centre venu de la droite (77e, 0-1). Les changements apportés à la JSSP ne changaient rien même si c’est vrai qu’Olivier Gastrin servi par John Elcaman ratait une balle d’égalisation. Ce n’était pas le jour des blanc et noir. “Je suis très content de la prestation de mes joueurs. Cette semaine, nous avons mal travaillé avec un groupe restreint. Ce succès met fin à la spirale de défaite dans laquelle nous étions”, conclut un Jean-Pierre Bade tout sourire, capable de transcender un groupe même dans la difficulté ABL
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Boesso, destin National
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****JS SAINT-PIERROISE - C’est désormais officiel : le joueur de la Saint-Pierroise Quentin Boesso évoluera la saison prochaine au Gazélec d’Ajaccio.
L’information qui circulait depuis quelques jours selon laquelle Quentin Boesso quitterait le club pour rejoindre le Gazélec Football Club Olympique Ajaccio (GFCO, National), est maintenant officielle. Un sacré coup dur pour le club sudiste quand on sait la place qu’occupait l’ex-Havrais au sein du dispositif de Patrick Bonhomme.Toute la ville en parle tellement ce joueur aux qualités indéniables jouit d’une énorme popularité auprès des supporters sudistes. “C’est une grosse perte. Quentin symbolise la Saint-Pierroise. Cela fait quelques années qu’il est au club”, déclare Bonhomme qui ne peut que s’incliner devant la décision de l’attaquant. “Son avenir passe avant tout. Il faut respecter son choix. S’il s’accroche, il peut réussir. Son régime d’entraînement va changer avec des séances deux fois par jour”. Adroit devant les buts, doté d’une bonne vivacité, Boesso a souvent été le cauchemar des défenseurs adverses. “C’est un joueur qui ne rechigne pas devant l’effort. Ce soir, il effectuera son dernier entraînement chez nous. C’est un honneur pour la Saint-Pierroise de voir un de ses joueurs partir dans un club de haut niveau”, ajoute l’entraîneur de la JSSP. Meilleur buteur Avec les Cigognes, il a connu sa plus belle saison en 2008, au cours de laquelle il a remporté, outre le titre de meilleur buteur avec 23 buts marqués, celui de meilleur passeur, le challenge tête d’affiches et le titre de champion de la Réunion. “Si j’ai une opportunité, c’est sûr que je partirai”, déclarait-il à l’époque. Après la pelouse du stade Michel-Volnay, Boesso s’apprête à fouler celle d’Ange Casanova. Il sera sous la direction de Patrick Leoneti. Chez les supporters, on est abasourdi. “On perd un grand joueur”, fait valoir Jocelyn Bijoux, l’un des responsables du kop à l’annonce de la nouvelle. Très apprécié pour ses performances et également pour son contact avec le public, Boesso s’inscrit dans la lignée des footballeurs qui ont marqué le club, comme les Babazy, Ségura, Sétra, Bouzzaglou et autre Augustine. “La Saint-Pierroise doit être fière. Parfois, Quentin venait s’asseoir parmi nous dans la tribune. C’est un garçon simple dans la vie, sympathique. Il me rappelle Sétra par sa mentalité. S’il avait signé dans un club local, cela nous aurait chagriné. Mais là, je lui souhaite bonne chance au nom du kop et de la Saint-Pierroise. Il sera difficile à remplacer”. La Saint-Pierroise jouera dimanche prochain le derby sudiste face à la Saint-Louisienne sans Boesso dont le départ est prévu pour demain ABL****************************************************************************** *******************************************************************************
Saint-Pierre et Excelsior neutralisés Bonne ou mauvaise affaire que ce nul 0-0 entre la JSSP et les Tangos ? Difficile à dire, Farès Bousdira estime “qu’au niveau comptable c’est un bon match nul”. Patrick Bonhomme, lui, trouve que “ce n’est jamais un bon résultat de faire nul à la maison mais 0-0 contre l’Excelsior ce n’est pas non plus mauvais”. Comme parfois, la crainte de perdre a été plus forte que l’envie de gagner. Cela a donné un match fermé au cours duquel les deux équipes se sont neutralisées. Déprimant au niveau du spectacle mais en championnat les résultats comptent plus et comme dis le proverbe, “un tiens tu as vaut mieux que deux tu auras”. Pab
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Bon nul pour choc décevant
SAINT-PIERROISE - AS EXCELSIOR : 0-0 - Le choc au sommet a accouché d’une petite souris. Si le spectacle n’a pas été au rendez-vous, les deux équipes se satisfont des points du match nul.
Si les séances de spiritisme vous tentent, que c’est votre truc de passer vos soirées à vous réunir autour d’une table en vous tenant les petits doigts dans le but d’appeler des âmes perdues, alors rendez-vous au stade Michel-Volnay. Car il semble que celle des Bleus, qui ont inauguré l’enceinte de Saint-Pierre nouvelle formule le 4 juillet contre la Chine, erre encore dans les travées du stade saint-pierrois. Hier en effet, pour les retrouvailles de la Saint-Pierroise avec son stade fétiche, les deux équipes ont manqué cruellement d’imagination et d’allant. Ne jetons pas non plus totalement l’opprobre sur les deux protagonistes de ce choc de la D1P car au moins, contrairement à l’équipe de France, ils ont montré de l’envie. Mais malheureusement, ce choc des titans n’a pas offert le spectacle qu’on était en droit d’attendre de la part de deux équipes talentueuses et joueuses évoluant dans une rencontre à enjeu et dans un beau stade. "Il nous a manqué le petit déclic, la petite étincelle, avoue à la fin du match Patrick Bonhomme. Peut-être qu’on a aussi eu une petite appréhension lors de cette rencontre car nous savions que l’adversaire est de qualité. Après coup, on peut se dire qu’on a été trop prudents mais ça, on ne le sait qu’après avoir vu le match." Finalement ce JSSP-Excelsior s’est, en caricaturant un peu, résumé à deux joueurs de tennis se renvoyant la balle à un mètre au-dessus du filet et des lignes, histoire de ne pas commettre de faute. Difficile dans ce cas de faire la différence et d’enflammer les foules. "Ça a été une rencontre équilibrée dans la médiocrité, lâche un Farès Bousdira jamais avare d’un bon mot. Au niveau de la qualité du jeu ce n’était vraiment pas ça. Certains joueurs ont malheureusement oublié que le football est aussi un spectacle." Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Les deux équipes ont tenté de construire, d’accélérer le jeu à une touche de balle, ou de dédoubler. Mais les actions ont la plupart du temps été avortées par les défenses -de qualité il faut l’avouer- ou le plus souvent par des gestes techniques ratés, des centres derrière le but ou des passes à contre-temps. Peu d’occasions Le match était pourtant parti sur de bonnes bases. Deux minutes seulement de jeu et Nadhoime, sur une grosse frappe de 20 mètres, obligeait déjà Tseng-Thon à se détendre pour détourner le cuir. Malheureusement, la suite était beaucoup moins affriolante avec pour toutes actions en première période un coup franc dans le mur de Boesso (8e), une volée en tribune de Gastrin après un joli centre de Beldan (13e), un enchaînement contrôle poitrine-frappe de Boesso au même endroit (31e), et pour l’AS Excelsior une tête plongeant de Belhow hors cadre sur un corner de Joël Grondin (44e). Au retour des vestiaires, les Tangos imposent une véritable emprise sur la rencontre mais Virapin, seul au second poteau sur un coup franc de Joël Grondin, effectue un contrôle américain avant de mettre une éternité à frapper sur le défenseur revenu au pas de course (59e). Il faut finalement attendre la dernière minute pour voir la meilleure occasion du match, le débordement de Welmant et le centre-tir puissant que Ludovic Grondin claque juste sous sa transversale ! "J’ai eu peur qu’on se fasse avoir comme à Sainte-Marie, souffle Farès Bousdira. On repart avec les points du nul, je m’en satisfais largement pour l’instant." Même sentiment pour son homologue saint-pierrois Pab
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SAINT-PIERROISE - AS EXCELSIOR. Pour son retour dans l’enceinte rénovée de Michel-Volnay, la JSSP s’offre une affiche de choix contre le grand rival saint-joséphois.
Enfin ! Après des mois d’attente, de bricolage, de matches disputés au Tampon, aux Avirons ou à la Ravine des Cabris, de pertes financières pour des raisons de billetterie, de sponsors ou d’exposition, la Saint-Pierroise retrouve enfin son antre chéri de Michel-Volnay. Une belle enceinte devenue joyau après les importants travaux entrepris pour accueillir la rencontre du 4 juin dernier entre la France et la Chine. La JSSP va pouvoir fouler sa toute nouvelle pelouse même si celle-ci est encore très fragile et qu’il s’en est fallu de peu que la rencontre du jour soit à nouveau délocalisée. "Je tiens d’ailleurs à remercier vivement la Civis et le maire de Saint-Pierre de nous permettre de jouer à Volnay lors des deux prochaines rencontres, lance le président Patrick Candassamy. C’est pour nous très important." Et pour cette première en D1P, pouvait-on rêver meilleure affiche que ce Saint-Pierroise - Excelsior de gala ? "Attention, prévient Farès Bousdira dans un sourire, même si France - Chine n’a pas été d’un très gros niveau technique la rencontre de ce week-end n’est pas à ranger dans la même catégorie !" De la même manière, même si la Saint-Pierroise a prévu d’inviter tous les jeunes licenciés de Saint-Pierre -qui n’auront qu’à présenter leur licence à l’entrée du stade cet après-midi- la rencontre ne se déroulera pas à guichets fermés, loin de là ! Gros enjeux Il devrait malgré tout y avoir une belle petite chambrée pour assister à cette belle rencontre de championnat. Un match, surtout, à enjeux entre deux équipes plus que jamais habituées à jouer les premiers rôles. À ce jour, l’AS Excelsior est en effet coleader du championnat (avec les Marsouins et la Sainte-Marienne), suivie à deux points par la Saint-Pierroise. Si les Cigognes, défaites le week-end dernier en 8e de la Coupe de France par la Rivière Sport (1-0), n’abordent pas la rencontre dans les meilleures conditions psychologiques, leur entraîneur Patrick Bonhomme reste confiant : "Depuis le début de la saison les joueurs n’ont pas été épargnés mais ils sont toujours là, ils sont mentalement costauds. Le week-end dernier nous avons simplement manqué un peu d’envie. Contre l’Excelsior il faut que, comme contre le Tampon (victoire 1-0, ndlr), on soit à 120 % de nos capacités !" Farès Bousdira, lui, n’en doute pas : "La Coupe n’est pas révélatrice du niveau d’une équipe. D’ailleurs nous comme beaucoup d’autres équipes avons souffert pour nous qualifier. En revanche quand on arrive à gagner au Tampon c’est qu’on a vraiment de la qualité." Heureusement, son équipe de l’Excelsior en a aussi à revendre. Même si "Billy" Bousdira estime que son équipe "n’a pas encore trouvé la bonne formule", il sait et les résultats le prouvent |
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